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Interdites par Madrid, trois télévisions « indignées » passent dans la clandestinité

Le gouvernement régional de Madrid tente de fermer trois télévisions associatives locales, pourtant protégées par la loi sur l’audiovisuel. Leur ton dissident, leur clair soutien au mouvement des « Indignés » et leur audience en forte progression ne plaisent pas. Tout en livrant une bataille juridique et politique, les télévisions ont décidé d’émettre à partir d’un lieu tenu secret.

L’Athénée Républicain de Vallecas, le quartier historiquement « rebelle » de Madrid, de tradition ouvrière et communiste, est plein à craquer ce mercredi 16 mai à 20 h. Les directeurs respectifs de trois chaînes de télévision locales à but non lucratif – Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV – y ont convoqué une assemblée citoyenne. Le gouvernement régional de Madrid, dirigé par Esperanza Aguirre, affiliée au Parti populaire (PP, droite), vient de prendre la décision de leur interdire d’émettre depuis l’édifice Torre de Valencia, où elles sont hébergées depuis des années. Sur le site de Tele K, une mire « Off line » s’affiche, pour la première fois en dix-neuf ans.

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Espagne : les indignés bientôt considérés comme terroristes ?

Zoom:

Le ministre de l’intérieur espagnol a annoncé la semaine dernière vouloir réformer le code pénal espagnol. Refuser, même pacifiquement, d’être dispersé par les forces de police au cours d’une manifestation se verrait considéré comme une « attaque envers les forces de l’ordre » : cette réforme semble taillée sur mesure pour empêcher la contestation sociale, et plus particulièrement celle menée par les indignés du 15M.

La Puerta del Sol de Madrid a été occupée du 15 mai 2011 jusqu’à fin juillet. Des manifestations de milliers de personnes y avaient lieu fréquemment.

Entretien avec Rojas, une indignée Espagnole de 36 ans, docteure en sciences de l’alimentation et pharmacologie, manager en  Hygiène, Sécurité, Environnement, Qualité et innovation sociale. Elle participe au mouvement du 15 mai depuis le premier jour en ayant rejoint le campement de sa ville. Elle participe activement depuis lors aux assemblées du mouvement. Lire la suite

Espagne : les «indignés» dans la rue, pour le 1er anniversaire de leur mouvement

Plusieurs milliers de manifestants sont attendus ce samedi 12 mai à Madrid, à l’occasion du 1er anniversaire du mouvement des «indignés ». Rassemblement dans la capitale et dans bien d’autres villes espagnoles. En pleine crise économique, les « indignés » comptent bien se rappeler au bon souvenir de ceux qui prétendent qu’ils ont disparu. Leur appel aura également un écho à New York où les «Occupy Wall Street» entendent participer à leur façon en dépit d’un mouvement qui est largement retombé.

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Madrid, cité indignée


Madrid, cité indignée » est un web-documentaire qui nous emmène à la rencontre des indignés espagnols, dans la ville qui les a vus naître. Madrid, une capitale en crise, révoltée, turbulente. Madrid, une ville où les indignés ont donné naissance à une nouvelle forme d’action collective et réinventent, jour après jour, la démocratie.

La crise. Des dirigeants politiques de ce monde aux simples badauds, le mot a été, est et sera pour quelques années encore sur toutes les lèvres. Crise systémique, crise économique, crise sociale, crise sociétale, crise mondiale. Nul adjectif ne semble proscrit pour qualifier le bouleversement que connaît le monde aujourd’hui.

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Los indignados prennent la route

La Marche populaire des Indignés, partant de plus de 20 villes, arrivera à Madrid le 23 juillet.

Note de presse émanant de la Marche Populaire des Indignés :
Proposition de mobilisation sociale pacifique, non-violente, qui vient s’ajouter à l’esprit constructif, démocratique et inclusif du mouvement du 15M.

Durant une partie des mois de juin et juillet, de nombreuses marches partiront de diverses villes de l’Etat, pour se rejoindre à Madrid, le centre politique de l’Espagne.
Sont confirmées, entre autres, les marches de Saint-Jacques de Compostelle, Cadix, Murcie, Valence, Barcelone, Logrono, Malaga et Grenade. On prévoit que les parcours s’étaleront sur un mois, et l’arrivée à Madrid se fera le 23 juillet.

Les participants organiseront et prendront part à des assemblées dans chacun des villages et des quartiers traversés par cette marche de dignité et de transformation.
Les assemblées, constituant un lieu de rencontre favorable au débat et à l’échange d’idées, recueilleront les inquiétudes, les revendications, les expériences et les luttes de tous les gens rencontrés.
Tout cela sera compilé dans un grand livre qui permettra d’établir un dialogue constant entre les campements, les villes, les villages, les quartiers et les individus, un dialogue vers la construction d’un monde plus juste, où chaque personne pourra trouver sa place.
Ce cheminement tient à l’humilité de ceux qui marchent, écoutent et dialoguent.
Nous savons bien que le processus de transformation sociale pour construire un monde meilleur exige un long apprentissage.
C’est une façon de dire que le chemin est long, mais les longs chemins se parcourent à petits pas. Voilà l’objectif de cette marche!

Notre indignation se tourne vers l’écoute, et nos actions nous acheminent vers la construction de nouvelles formes de participation, vers des transformations sociales, démocratiques et pacifiques.
Nous sommes en train de rassembler sur un blog les renseignements concernant les dates de départ ainsi que les parcours de chacune de ces marches.

Les assemblées resteront notre espace d’expression politique. Leur légitimité émane de la participation du peuple. La transformation sociale ne dépend ni des gouvernements ni de ceux qui gouvernent, mais de l’ensemble des citoyens et de leurs besoins.

Vous pouvez aussi nous suivre en cliquant sur #marchaindignada

Qui sont les manifestants violents ? Des policiers infiltrent les indignés…

En Espagne, il est difficile pour un policier de mâter un groupe de manifestants pacifiques sans passer pour un méchant instrument de répression totalitaire. Alors on envoie des petits copains infiltrer les gentils manifestants pour semer la pagaille. Un fois que le grabuge est mis en route, les forces de l’ordre ont une bonne raison d’intervenir, sans faire de détails évidemment. Le problème, c’est que même avec un jean troué et un sac-à-dos, un flic reste facilement reconnaissable au milieu de la foule.

Des dizaines de milliers d' »indignés » ont défilé dans les rues de Madrid

AFP – Contre la crise et le chômage, des dizaines de milliers d’Espagnols de tous âges et tous horizons ont envahi dimanche les rues de Madrid, aux cris de « cette crise nous ne la paierons pas », un mois après la naissance du mouvement des « indignés » qui s’est propagé à tout le pays.

La foule, arrivée en six cortèges de tous les quartiers de Madrid, s’est rassemblée près du parlement, dans le centre, face à une rangée de barrières bleues et à une douzaine de fourgons de police barrant la rue.

« Contre le chômage. Organise-toi et lutte. Marchons ensemble contre le chômage et le capital », proclamait une grande pancarte ouvrant la marche de la « colonne sud-ouest », partie le matin de Leganes, une ville-dortoir à une quinzaine de kilomètres au sud de Madrid. « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiciens et des banquiers », affirmait une autre banderole en lettres rouges.

Les cibles: le pacte de stabilité de la zone euro et ses impératifs de rigueur budgétaire, les hommes politiques accusés de corruption et de ne pas entendre la voix des citoyens, le chômage qui frappe 21,29% de la population active en Espagne, presque la moitié des moins de 25 ans.

« Nous devons préparer une grève générale. Nous allons paralyser ce pays », lançait un orateur au micro. « Les banques et les gouvernements qui ont provoqué cette situation doivent savoir que nous ne sommes pas d’accord avec les mesures et les coupes budgétaires, que nous avons l’intention de nous faire entendre, et que nous le ferons », assurait la plate-forme appelant à manifester dans toute l’Espagne.

Dans le cortège qui descendait la grande avenue de la Castellana, traversant Madrid du nord au sud, des manifestants de tous âges, familles avec poussettes, jeunes, chômeurs et retraités, venaient témoigner d’une même lassitude face à la crise qui étrangle la société espagnole. Et de l’espoir que cette fronde soudaine, qui a surpris le pays il y a un mois, sera entendue de la classe politique.

Cinq semaines après l’apparition du mouvement, la mobilisation ne semblait pas faiblir puisque la foule était estimée à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Le quotidien El Mundo, citant la police, avançait le chiffre de 35.000 à 40.000 manifestants.

« Ils appellent cela démocratie, mais ce ne l’est pas », « cette crise nous ne la paierons pas », hurlait la foule rassemblée dans le calme près du parlement, alors que des dizaines de cars de police étaient stationnés dans les rues voisines.

« Nous n’en pouvons plus. Tous les politiciens se renvoient la balle, mais ils ne font rien », remarquait une chômeuse de 36 ans, Yolanda Garcia, qui survit comme des millions d’Esapgnols grâce à quelques petits boulots au noir.

« Je pense que ce mouvement peut changer les choses s’il continue de cette façon, et s’il a le soutien des gens d’en bas », assurait-elle.

Dimanche dernier, les « indignés » avaient démantelé leur campement de la Puerta del Sol à Madrid, symbole de cette vague de contestation. Profitant d’un large soutien populaire, ils veulent maintenant consolider leur mouvement via des assemblées de quartier et d’autres manifestations ponctuelles. « Nous devrions prendre la rue vraiment », affirmait Braulio Lopez, un employé du métro de 45 ans.

« Il faut leur dire que nous en avons assez, aux hommes politiques, aux grands chefs d’entreprise qui les contrôlent. Ce mouvement va changer les choses. Je viendrai à chaque fois qu’il se passera quelque chose ».

« Je pense qu’ils finiront par nous entendre et que quelque chose sortira de tout cela », lançait Gloria Fernandez, une enseignante de 50 ans.

D’autres manifestations étaient prévues en fin de journée, notamment à Barcelone et Valence, ainsi que dans plusieurs villes étrangères, dont Paris où près de 450 « indignés » se sont rassemblés.

Source.

Espagne. À Madrid, les indignés lèvent le camp

  • Les «indignés» de la place Puerta del Sol à Madrid ont levé le camp ce dimanche.

    Les «indignés» de la place Puerta del Sol à Madrid ont levé le camp ce dimanche.Reuters.

Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l’Espagne face au chômage et à la crise, les jeunes « indignés » démontent leur campement ce dimanche en promettant de continuer à faire entendre leur voix.

Une journée des « indignés » le 19 juin

« Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir », avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place du « kilomètre zéro », au cœur de la capitale espagnole.

Presque un mois plus tard, malgré un avenir en point d’interrogation, les « indignés » ont décidé mardi soir de lever le camp. Ils annoncent d’autres rendez-vous, à commencer par une journée nationale le 19 juin.

Un point d’information permanent

« La place restera un lieu d’assemblées, chaque quartier continuera à travailler et nous poursuivrons le mouvement sur internet », assure un porte-parole, Marcos Quesada, étudiant en droit de 19 ans.

Déjà, les manifestants ont construit au milieu de la Puerta del Sol une structure en planches de chantier et matériaux de récupération, leur futur point d’information permanent.

« Pour que reste vivant le symbole de Sol », explique Irene Rodriguez, une jeune fille de 22 ans qui travaille à la commission des « infrastructures », « au chômage malgré deux diplômes d’architecte et d’ingénieur, et trois langues ».

Une fronde libertaire inédite

Le mouvement était né spontanément le 15 mai d’une manifestation de citoyens autour de cibles disparates : le chômage qui frappe plus de quatre millions d’Espagnols et presque la moitié des moins de 25 ans, les politiciens taxés de cynisme et de corruption, les banques, les dérives du capitalisme.

Très vite, relayé par les réseaux sociaux, il a tissé sa toile à travers l’Espagne, dans une fronde au ton libertaire, inédite dans ce pays où des campements ont fleuri sur les places publiques de dizaines de villes et villages.

Un défi à relever

« Leur avenir dépendra de leur imagination afin de se maintenir unis et informés. Les indignés sont un collectif beaucoup plus vaste que ceux qui campent sur les places », analysait Antonio Alaminos, sociologue de l’université d’Alicante.

« Il est important que cette indignation soit canalisée à travers des projets coordonnés », remarque Israel Rodriguez Giralt, professeur de sciences de l’éducation à l’université de Barcelone. « C’est la force et aussi le défi de ce mouvement ».

Source.(notamment pour voir la vidéo)

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