Faut-il avoir peur des journalistes ; comment leur parler ?

1/ Une interview, ça ne s’improvise pas.

A chaque fois que l’on m’appelle pour m’interviewer à chaud, j’explique que je ne peux pas tout de suite et qu’il faut la faire dans 10min. Juste le temps pour moi soit de reprendre mes notes, soit de me remémorer mes points clés. Attention néanmoins de ne pas trop donner l’impression d’être très préparé, la spontanéité ça a du bon et les journalistes préfèrent des personnes enjouées et réfléchies que des spécialistes qui font écho aux interventions des politiques.

2/ Expliquer l’origine

Un journaliste traite de très nombreux dossiers. Potentiellement, le journaliste que tu as en face de toi, c’est un pigiste ou une personne envoyée à l’arrache sur place pour couvrir le sujet. Il peut donc dans la même journée couvrir une manif, un match de foot et le concours du plus gros mangeur d’éclair au chocolat.Avant d’attaquer (ou au moment de la première question), prendre 5min (pas plus) pour réexpliquer l’origine. Expliquer l’origine du mouvement. Depuis quand ? Comment ? Dans quel but ? En clair, redonner un contexte au journaliste (ça lui permettra de mieux comprendre).

3/ Préparer ses messages clés

Au-delà du rappel historique, il est important que tu connaisses à l’avance les messages clés que tu souhaites faire passer. 2 ou 3 messages, pas plus. L’objectif est d’essayer de faire passer ces messages dans les diverses réponses que tu donneras. Le journaliste essaye de te balader, hop, tu reviens sur le sujet. Par exemple, le journaliste t’emmène sur un sujet glissant. Au moment de répondre, tu commences car « D’abord, je voudrais rappeler blabla » et là tu places ton message clé.Ton message clé, c’est quoi :- sur le fond; une idée.(donc, 2 ou 3 messages = 2 ou 3 idées). Une idée à faire passer, ce que tu souhaites que les gens retiennent de ce que tu dis.- sur la forme: une phrase : courte, percutante, imagée. Il faut éviter de faire de longs discours notamment à la TV ou à la radio. Il faut leur donner un produit clé en mains. Il faut que tu travailles ces phrases et que tu te les notes. Ces phrases, c’est pas à moi ou à d’autres de te les donner car tu dois te les approprier. Comme par exemple avec la route de la soie 😉 Idem, si tu vois qu’une phrase ne passe pas, tu changes de forme, tu corriges le tir.

4/ Ne pas avoir peur d’un journaliste

On dit souvent que les journalistes déforment la réalité. C’est faux. Ils donnent leur vision de l’actualité qu’ils vivent. Il revient donc, avant tout à la personne interviewée de bien expliquer le contexte. De bien expliquer ce qui se passe. C’est uniquement comme ça qu’il traitera bien l’histoire.

5/ Certains journalistes connaissent les situations que tu évoques

Beaucoup de journalistes qui appellent sont pigistes, sans carte de presse, avec rarement des droits d’auteurs. Ils vivent pour beaucoup dans une extrême précarité et sont sans cesse à l’affut d’une info pour rédiger un papier et toucher une pige. Lorsqu’on te pose la question : “pour vous qu’est ce que c’est qu’être précaire”, je cite souvent deux situations différentes (pas étudiante pour ne pas stigmatiser le mouvement comme un groupe composé d’étudiants) et une troisième sur les jeunes journalistes. En général ils réagissement très bien.

Source.

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À propos de Réelle Démocratie Calvados

Le monde bouge et nous ? Chaque jour le peuple lutte en occupant les places publiques,que se soit à Madrid, Athènes, Paris, Rennes, Nantes, en Angleterre, aux États Unis d’Amérique, et depuis le mois de juin 2011 dans le calvados (Bayeux, Caen, Lisieux, Vire)… Si vous n’en pouvez plus d’alimenter un système où l’argent règne, où l’économie prime sur les valeurs humaines, un système basé sur la consommation à outrance qui détruit la planète, rejoignez-nous ! Les médias, à la botte de l’état, nous inondent d’un flux de pubs et d’inculture qui nous abrutissent et nous privent de toute volonté d’avancer, d’être, de rêver, d’agir… Ce système creuse à outrance les écarts entre les riches et les pauvres, privatise et engraisse une nouvelle aristocratie qui se pense intouchable. Ces élites nous exploitent, nous maltraitent. Leur cupidité et leur bêtise font (les) lois. Alors rejoignons toujours plus nombreux le mouvement ! Montrons notre indignation nuit et jour en allant occuper la place publique de Caen ou d’autres villes du Calvados. Discutons, échangeons, dansons, chantons, campons, partageons, expérimentons un nouveau mode de vie alternatif tous ensemble !

Publié le 26/01/2012, dans Organisation interne. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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